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La carte des lieux visités
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Bonjour a tous,
Le temps passe si vite que nous vous livrons la nos dernieres impressions de voyage (toujours sans les accents).
Nous arrivons a Bombay. La ville est immense et nous mettons 2 heures pour rejoindre le centre ville. Les embouteillages se forment sur des dizaines de kilometres. A peine arrives a l'hotel, nous sommes engages comme figurants pour un film de Bollywood ! C'est une opportunite interessante et nous n'hesitons pas une seconde. La journee du lendemain se passe donc sur le tournage, dans un decor de discotheque. Les acteurs principaux sont apparemment des stars adulees en Inde. Nous nous rejouissons du resultat final, Yves en barman et Sophie en cliente. Nous dormons a cote du fameux Taj Mahal hotel, encore en renovation suite aux attentats d'il y'a quelques mois. Le lendemain, nous allons visiter un bidonville avec une ONG. L'endroit abrite 1 million de personnes mais ca n'est pas tout a fait comme les gens s'imaginent. Certes les habitants sont tres pauvres et vivent dans les immondices, mais ils ont leur propre ecole et hopitaux finances par des ONG et parfois la mafia. Ils travaillent pour la plupart dans l'une des 1'000 industries du bidonville qui trient les dechets de la ville. A quelques kilometres de la, se dressent fierement le quartier le plus cher d'Asie. Encore un contraste fort de l'Inde. Nous aurons donc connu les 2 extremes: la richesse et ses paillettes et la pauvrete et sa dure realite.
Cap sur le Rajahstan et la ville d'Udaipur. Nous assistons a la fete du printemps durant laquelle des milliers de femmes defilent dans les rues. C'est la ville blanche avec de jolies ruelles et quelques lacs malheureusement desseches. Puis nous partons pour Jodhpur, la ville bleue. Beaucoup plus authentique que sa voisine et encore plus aride. Nous nous enfoncons encore un peu plus dans la chaleur et le desert du Thar pour rejoindre Jaisalmer a seulement quelques kilometres du Pakistan. Nous sommes dans la ville jaune aux maisons comme decoupees dans la dentelle et a l'accueil chaleureux. Nous partons a dos de chameau avec un nomade et dormons a la belle etoile sur une dune...Nous voulions de l'authenticite, nous voila servis. Nos fesses en sang s'en souviendront encore longtemps. Des heures de frottement juches que nous etions sur ces satanes camelides ! Nous retournons a la civilisation a Jaipur. La ville rouge nous plait moins que les autres, peut-etre trop moderne pour nous.
Nous quittons le Rajahstan pour une longue traversee jusqu'a Varanasi, ville sainte ou des millions de pelerins viennent se purifier dans le Gange (attention a ne pas dire qu'il est impur meme si c'est un egout a ciel ouvert). La ville est constituee d'un labyrinthe de ruelles congestionnees par des rabatteurs de tous poils, mendiants, vaches saintes et macchabes portes jusqu'au buchers et sur lesquels il est preferable de ne pas buter. Varanesi ou l'on peut surtout decouvrir la puissance de la religion sur les mentalites. Ici plus qu'ailleurs, la mort est presente. Elle fait partie de la vie. Et pour cause: les indiens viennent y mourir en masse car pousser son dernier soupir a Varanasi, c'est briser le cercle infernal des reincarnations et atteindre le nirvana. Pour le touriste, c'est assez etrange de voir des corps bruler sur des buchers et les ablutions matinales. Nous avons l'impression de ne pas etre a notre place et de passer pour des voyeurs. Le poids des traditions religieuses est de toute facon tres fort voir ecrasant, non seulement dans ce Lourdes indien mais dans tous le pays. Certaines superstitions sont amusantes. Ainsi, on joue une musique assourdissante durant les mariages car si on entend quelque'un eternuer, cela porte malheur.
Pour un peu de fraicheur et de tranquillite, nous montons dans l'extreme est de l'Inde. C'est une region prise en tenaille par le Nepal, le Bhoutan, le Tibet et le Bangladesh. Premiere etape a Darjeeling et depaysement total. La capitale est entouree par les plus hauts sommets himalayens. La population est tres metissee, en majorite nepalaise et tibetaine (en exil). Equipes comme des touristes de plage, nous partons pour un trek de 4 jours dans un parc national entre 3 et 4'000 m. d'altitude. La vue est bouchee par un epais brouillard et l'Everest pourtant proche se derobe jusqu'a la derniere. Tant pis, les paysages sont splendides. Les controles militaires sont frequents car nous basculons sans cesse d'un cote a l'autre de la frontiere. Nous dormons d'ailleurs 2 nuits au Nepal. Le dernier jour, nous fetons le Nouvel-An nepalais et chantons joyeusement jusqu'a epuisement du stock d'alcool de rhododendron...
Nos permis obtenus, nous prenons une jeep pour Gangtok, la capitale du Sikkim. L'armee est de plus en plus presente du fait de la proximite et de l'impermeabilite des frontieres voisines. Les elections rendent les transports difficiles car les candidats officiels monopolisent toutes les jeeps pour leur campagne. Nous sejournons 2 jours dans un monastere bouddhiste et visitons des camps de refugies tibetains. Triste realite pour ce peuple si attachant. Nous poussons encore plus au nord et partons pour 3 jours a la decouverte des vallees et des montagnes imposantes. C'est une region presque inaccessible mais qui reste, malgre le developpement rapide du tourisme, encore tres sauvage. Nous nous arretons a quelque 10 km des plateaux tibetains. Quoi de plus merveilleux pour les derniers jours de notre voyage.
Voila, nous rentrons sur Dehli et de la prendrons un avion pour quelques jours a Oman avant de deguster une bonne raclette.
C'etait donc notre dernier recit. Malgre le caractere succint de ces textes, nous esperons vous avoir fait un peu voyager. Nous nous rejouissons de vous raconter de vive voix les mille choses vecues et le bohneur que nous avons eu a sillonner une partie du globe.
Gros becs a tous et a tout bientot,
Sophie & Yves
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Publié à 03:28, le 23/04/2009, Mumbai Mots clefs : |
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Salut les babus !
La route Thailande-Inde étant fermée aux étrangers, nous nous résignons à prendre la voie des airs de Bangkok à Calcutta. Nous sommes à la fois excités et anxieux de fouler pour la première fois le sol de ce pays dont on nous a tant parlé. Au sortir de l’aéroport, nous sommes pris par cette ambiance propre à l’Inde. Vous vous souvenez de la pub pour le camembert “et soudain le temps s’arrête”? Eh bien c’est exactement ça, avec un climat humide et une nonchalance générale qui propulse instantanément le visiteur sur une autre planète. Le chauffeur de taxi, bien plus vieux que son Ambassador bringuebalante des années 50, nous emmène au coeur de la ville. Le trafic est dense, d’autant plus quand les bovins prioritaires bloquent le passage. La ville compte 20 millions d’habitants avec une densité effarante de 24’760 habitants au km2 ! Le bruit est infernal et la pollution à couper au couteau nous fait tousser. Tout est cependant très coloré, ne serait-ce que les saris portés par les femmes. Notre nez est attiré par quantité d’odeurs; l’encens, le santal, le jasmin, le gingembre, etc. Evidemment, les mendiants sont partout et dans certaines rues, c’est l’odeur d’urine qui prend le dessus. La nuit, les trottoirs se transforment en dortoirs et le passage s’avère scabreux. De meme pour traverser la route car rien n’est prévu pour les piétons et les voitures ne s’arrêtent en aucun cas ! Une bonne pointe de vitesse et un soupcon de chance sont donc recommandés. Du point de vue architecturale, rien d’époustouflant. Les maisons coloniales et les grands monuments sont noircis par la pollution et s’effritent par manque d’entretien. Malgré tout ce qu’on peut dire, la ville n’est pas dangereuse, au contraire. Cette première immersion ne nous laisse pas indifférent. Comment tant d’individus avec des croyances diverses arrivent-ils à cohabiter ainsi en paix ?
Transport plus au sud à bord d’un bon vieux train en direction de Puri, l’une des 4 villes saintes les plus importantes de l’Inde. Par chance (quoique!), nous tombons sur une fête religieuse et nous admirons le spectacle de ses milliers de pélerins qui ont fait le voyage jusqu’au temple. Les portes nous sont fermées, mais quand on voit les bousculades on se dit qu’il vaut mieux rester à l’écart. Puri est aussi une petite station balnéaire à l’accueil sympathique. Au fil des jours, nous découvrons la cuisine indienne et toutes ses saveurs. Un vrai régal mais attention aux piments, le repas peut vite tourner court !
Nous zappons la cote Est pour aller directement dans le Kerala au Sud. C’est l’Inde balnéaire avec de jolies plages et des touristes baba cool. La plus connue est Varkala, un petit paradis au charme fou. Les bungalows sont dispersés à ras des falaises et le coucher de soleil y est sublime. Nous assistons à une séance du film “slumdog millionar”, un excellent film indien sur les bidonvilles de Bombay et qui fait la fierté des indiens pour sa victoire aux derniers Oscars.
Remontée par la cote au moyen d’un bateau sur les “backwaters”, dense réseau de canaux à l’intérieur des terres bordés de forets de cocotiers. Puis nous faisons un crochet par la montagne à Periyar à 1200m. d’altitude. Le conducteur du bus roule comme un malade mais ça vous vous en doutiez ! Nous sommes accueillis bras ouverts dans un petit guesthouse familial. L’endroit est connu pour ses plantations de thé, de cardamone et autres épices. Il y’a aussi un parc national réputés pour ses tigres et éléphants. Autant vous le dire, nous n’avons pas vu beaucoup de bestiaux et le seul éléphant apercu par notre guide était en fait un bison ! Sinon, beau trek dans la jungle. Et là, pas de rigolade. Des IVNI (insectes volants non identifies) nous fichent la trouille. Au sol, nos pieds se couvrent de sangsues ce qui nous oblige à nous arrêter fréquemment pour les extirper. Consolation, nous apercevons plusieurs espèces de singes, des impalas et… de belles crottes fraiches de pachidermes. Le lendemain, nous passons la journée dans un centre à baigner et soigner les éléphants. Quel bonheur !
Retour sur la cote pour une cure de médecine ayurvédique. Traitement par des massages aux essences et à l’huile chaude et régime végétarien adapté à notre organisme durant une semaine. Nous repartons tout neuf, avides de nouvelles aventures.
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Publié à 02:30, le 23/03/2009, Kolkata Mots clefs : |
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Salut fideles lecteurs,
Encore un passage de frontiere eblouissant. Etendus sur le toit de notre rafiot, nous apercevons la douane flottante cambodgienne. Les formalites d’usage passees avec sourire, c’est un rivage quasi desert qui s’offre a nous. Hormis quelques maisons en bamboo sur pilotis, c’est la vegetation qui domine. Un peu plus tard, nous debarquons a Phnom Penh. Quelques jours suffisent pour visiter la capitale cambodgienne et ses alentours. La ville est tres animee; on y trouve a la fois des quartiers riches en pleine metamorphose et un peu plus loin des quartiers extremement pauvres. A l'exterieur de la ville, la nature se revele luxuriante et sauvage. Mais attention a ne pas trop s’eloigner des sentiers battus car certains endroits sont encore truffes de mines. Puis direction les incontournables temples d’Angkor et arret a Siem Reap, endroit tres touristique mais agreable. Le site des temples (parc national) est immense et on y croise de nombreux singes semi sauvages. Cet endroit nous emerveille, les temples sont nombreux et bien conserves (un des seuls endroits epargnes par les Khmers rouges). Nous le sillonnons durant 2 jours a bicyclette et sous un soleil de plomb (mais c’est bon d’avoir chaud n’est ce pas ?). Nous mettons ensuite le cap sur Battambang au nord ouest du Cambodge. Superbe traversee sur une riviere presque seche, a la limite du navigable. Les paysages sont epoustouflants; une multitude d’oiseaux colores s’ajoutent au tableau. Ca et la, des villages de pecheurs d’une extreme pauvrete. Des enfants sur les berges en haillons ou se baignant dans les eaux boueuses nous crient des “hello” tout au long du trajet. Le bateau est plein a craquer. Sophie est assise au dessus du moteur et la temperature attaint allegrement les 50 degres. Yves est sur le toit du bateau avec bagages, veaux, vaches et cochons. Enfin nous arrivons a Battambang, ville assez quelconque avec beaucoup de "blancs" travaillant pour des associations humanitaires. Cependant, bon point de depart pour les temples alentours dans lesquels nous faisons de sympathiques rencontres avec les moines bouddhistes.
Comme prevu, nous n’avons fait que traverser ce pays en plein developpement. Il nous a beaucoup touché par sa pauvrete et la gentillesse de ces habitants. Nous nous sommes sentis vraiment bien accueillis, les gens etait heureux de discuter avec nous et ils nous ont offerts leur plus beaux sourires.
Arrivee a Bangkok par un bus express depuis le Cambodge. Nous restons 3 jours afin d’organiser la suite du voyage. C’est de loin la ville la plus impressionnante visitee jusqu’a maintenant. Grattes-ciels, routes superposes, bruit, foule… Mais tout ca n’est pas deplaisant et des que l’on sort un peu des quartiers touristiques, on decouvre des ruelles charmantes et typiques. Ensuite, direction les plages du sud a Phuket. Nous y restons une semaine avant l’Inde et Calcutta pour commencer.
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Publié à 04:58, le 2/03/2009, Phnom Penh Mots clefs : |
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Bonjour a tous et merci pour vos messages que nous lisons avec plaisir. Voici quelques nouvelles fraîches pour vous réchauffer !
C est la fête du Têt (Nouvel-An) a Haiphong, ville banale a 50 km au sud de Hanoï. Tout est fermé et nous attendons un bateau pour l île de Cat Ba qui est un des bons endroits de départ pour les excursions dans la baie d'Along. Nous louons avec quelques personnes rencontrées sur l'île, un bateau traditionnel piloté par Monsieur N'Guyen (nom porté par les 3/4 des vietnamiens!) et nous naviguons autour de ces mythiques rochers disséminés ca et la. Une multitude de villages flottants font de ce site un autre point d'intérêt et mérite que l'on s'y attarde quelques jours. Nous descendons ensuite sur Nin Binh, autrement dit la baie d'Along terrestre. Enormément de touristes et pas la bonne saison pour les rizieres bien vertes mais sympa. Aux alentours, nous visitons un parc national également pris d'assaut par les vietnamiens en vacances annuelles. La plupart n'ont malheureusement aucun respect pour la nature et jettent leurs déchêts dans la forêt tout en écoutant la musique a fond ! Un miracle que nous ayons vu un singe au milieu de ce brouhaha. Une nuit blanche plus tard dans un bus couchette, nous arrivons dans la jolie cité de Hue (bien que quasi détruite durant la guerre) au centre du Vietnam. Les visiteurs viennent ici pour les nombreux tombeaux alentours et la citadelle encore bien préservée. Dans une pagode de la ville, nous assistons a une émouvante cérémonie de chants bouddhistes.
Cap sur Hoi An, la plus mignonne des villes du Vietnam. Les rues sont charmantes et authentiques, il y fait bon vivre. Aux alentours, les rizieres sont belles vertes et Yves se familiarise avec le trafic en louant un "motorbike" pour une visite des ruines du peuple Cham (a 90% détruites par les GI). Puis nous allons plus au sud dans la ville balnéaire de Nha Trang. A nouveau, la ville ne nous plaît guere. Elle ressemble a quasi toutes celles déja visitées; polluées, surpeuplées et aux vendeurs insistants. Nous prenons un typique bain de boue et a l'eau minéralisée et partons pour Ho Chi Minh city (Saïgon) le lendemain.
Arrivée a l'aube et premiere impression tres positive. Il y regne une atmosphere particuliere ne serait-ce que par la chaleur et l'humidité. La ville abrite de grands parcs rafraîchissants, de longues allées ombragées, de beaux bâtiments coloniaux bien préservés. Enfin, Saïgon la nuit est bruyante mais pleine de vie ! Nous naviguons ensuite dans le delta du Mékong pour une aventure de 3 jours qui nous emmenera au Cambodge. Impossible de tout décrire, mais ce fleuve est magique et ces bras sont tentaculaires. Nous passons la nos meilleurs moments au Vietnam. Comme vous l'aurez percu, ce pays nous a plus mais pas enchanté. Apparemment, et cet avis est partagé par bon nombre de voyageurs rencontrés, nous le visitons 10 ans trop tard. La course au profit et le tourisme irresponsable a mis a mal la nature et les ressources du pays. Et nous ne sommes pas optimiste pour le futur surtout que la population de 83 millions d'habitants augmente d'1million chaque année et que le pays nous semble déja saturé. Good bye Vietnam et good morning Cambodge !
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Publié à 09:17, le 14/02/2009, Saïgon Mots clefs : |
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Un peu plus de chaleur a notre arrivee a Kunming apres 35 heures de train. La ville est agreable et nous incite a nous balader dans ses ruelles animees et ses parcs ou les retraites jouent aux dominos apres leur gymnastique matinale. Nous louons des velos pour decouvrir un peu la campagne. Sophie a enfin cesse de tousser. Merci a l'alcool de riz ! La Chine et ses habitants nous ont beaucoup plu. Difficile de s'y impregner vraiment en si peu de temps mais nous y reviendrons. Petite parenthese pour dire que le gouvernement pese toujours sur l'opinion et qu'il est impossible de parler politique avec la population. Essayez aussi de faire une recherche sur Google sur le Tibet et vous n'obtiendrez que des informations touristiques !
Nous partons pour le Vietnam dans un fameux bus couchette. Le conducteur roule comme un malade et la route en piteux etat nous fait bondir au plafond; digne d'un trajet en Afrique. Yves doit partager son matelas avec un type et s'occuper d'un bebe chien pendant 10 heures (qui finira par lui pisser dessus !). A l'aube, nous passons a pied un pont reliant la Chine au Vietnam. Belle sensation avec une petite brume qui rendait l'atmosphere toute particuliere. Nous prenons un bus pour Sappa, petit bourg de montagne sis a 1'650m. Le lieu est un peu trop touristique a notre gout mais nous y faisons une superbe randonnee, traversant des villages recules peuples par les ethnies minoritaires et entoures de magnifiques rizieres en terrasse. Nous redescendons en ville a Lao Cai et prenons un pittoresque train de nuit pour Hanoi. A 5 heures du matin, la ville est deja tres animee et prise d'assaut par une nuee de motos et un concert de klaxons assourdissants. Les innombrables petites ruelles partent dans tous les sens, toutes les maisons sont identiques et chaque rue a sa specialite; la rue des chaussures, la rue des lunettes, la rue des plantes medicinales, la rue du scotch et du papier... Le trafic est tres dense. Tout le monde a son scooter ou velo et klaxonne sans cesse pour pouvoir avancer. Ils sont parfois jusqu'a 5 sur un scooter ! On se fait accoster chaque 2m pour acheter qqch. Lorsqu'on refuse,certains vietnamiens deviennent tres agressifs mais a nous de rester zen. C'est un peu la panacee dans les endroits touristiques et il suffit de les eviter tant qu'il se peut. Sinon, le cout de la vie n'est pas si bas et une inflation en hausse de 40% ces 2 dernieres annees n'y est pas etranger Le marchandage n'est pas aise, les gens preferent ne rien vendre plutot que de baisser les prix. Plusieurs sites interessants a visiter, des temples et pagodes, une ancienne prison, le mausolee de Ho Chi Minh et le fameux spectacle de marionnettes sur l'eau.
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Publié à 12:47, le 1/02/2009, Hanoï Mots clefs : |
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Nous ne regrettons pas notre stop en Mongolie, mais notre visa de transit arrivant vite a echeance, nous descendons en Chine par un train qui nous emmenera jusqu a la frontiere a Erlian. Depuis la, nous n avons pas d autres choix que de prendre un bus pour Pekin. En entrant dans le bus, on nous distribue un sachet en plastique non pas pour vomir mais pour y deposer nos chaussures. En effet, il s agit d'un bus couchette. C est a dire qu on est place dans des box en metal ressemblant etrangement a des cercueils d 1m50 de long, un duvet puant mais bien utile car la climatisation marche a fond malgre une temperature glaciale. Sophie est congelee durant tout le trajet qui va durer 12 heures. Elle tousse toujours depuis lors mais se soigne avec de la poudre de defense d elephants et de griffes de tigres de Siberie...L avantage est que l on peut toujours cracher et se moucher avec les mains dans la rue, comme tous le monde !
Nous arrivons vers 2 heures du mat a Pekin et la premiere impression que l on a c est que la ville est immense, incroyablement etendue. Nous avions pas mal d a priori sur la Chine et de ses habitants, mais a peine debarque, nous mesurons toute l'importance pour eux du sens de l'hospitalite. Nous pensions etre perdus et devoir faire appel a un guide mais nous sommes vraiment gates tant par le personnel de notre backpacker que par la population et la traduction de plus en plus courante des panneaux de signalisation.
Un vrai jeu d'enfants donc pour se rendre sur un bout de la muraille encore relativement preserve des renovations et du tourisme a Simatai. Par un froid et une bise soutenus, nous visitons durant 4 jours les principaux centres d'interet de la ville. Nous logeons dans un des derniers quartiers (hutong) epargne par le modernisme et les immeubles flambants neufs qui poussent encore a vive allure. Les seuls petits soucis rencontres sont les commandes de nourriture au restaurant. Nos choix hasardeux debouchent parfois sur des plats detonants et indescriptibles.
Nous prenons ensuite un train grand luxe pour Xi-An, ville industrielle a 1500 km plus au sud. Il s agit d'une des seules villes de Chine entouree par des remparts. Ici le bruit et la pollution sont encore pires qu a Pekin. Inutile de chercher le ciel bleu, il est voile par une couche jaunatre. L'interet pour les touristes reside dans la visite de villages de minorite ethnique alentours et la fabuleuse armee enterre de soldats en terre cuite. A noter que, etant en basse saison, nous ne sommes quasiment jamais abordes par des marchands ou autres arnaqueurs en tous genres. Par contre, nous sommes sans cesse pris en photo et beaucoup regardes.
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Publié à 10:55, le 19/01/2009, Pékin Mots clefs : Pekin |
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Nous quittons cette belle ville d'Irkoutsk et mettons le cap sur Pekin via Oulaan
Baator, du moins c'est ce que nous pensions. En effet, apres quelques heures de
train, nous realisons que nous sommes dans le transmanchourian, c'est a dire un
train qui contourne la Mongolie et passe tout a l'est de la Russie pour descendre
sur la Chine. Nous etions pourtant fiers d'avoir achete seuls nos billets en russe !
Decus de ne pas voir les paysages mongols, nous sortons du train illico et
passons la nuit proche de la frontiere, a Ulan Ude. Cette ville est, parait-il,tres belle mais le froid etait tellement tenace (-35) que notre autonomie ne
depassait pas les 5 minutes. Il faut dire aussi que nous avions donne nos surplus
d'habits chauds dans un orphelinat d'Irkoutsk en pensant ne plus sortir du train.
Le lendemain, nous repartons pour la capitale mongole. Nous grattons les vitres
glacees du train pour admirer un paysage magnifigne tout enneige et vallonne. De
nombreux troupeaux de vaches se collent contre les barrieres pour se proteger du
froid et broutent de l herbe gelee. L'arrivee a la frontiere est impressionnante;
une dizaine de soldats sont alignes tous les 10 metres au garde a vous et nous
subissons d'interminables controles durant pres de 8 heures. Au petit matin, nous
arrivons a destination. La ville n'est pas des plus harmonieuses. Des temples
bouddhistes se melangent avec des batiments modernes et quelques yourtes sont
disseminees ici et la. Les routes et trottoires sont de veritables patinoires, les
voitures roulent au ralenti et il regne un certain chaos. Nous ne voyons que des
femmes travailler et nous demandons ce que peuvent bien faire les hommes. Les
mongols sont tres souriants et nous aident volontiers. L'administration est
quelque peu desorganisee. Ainsi, pour acheter un simple billet de train, on nous
renvoie dans 15 guichets differents (1 guichet par destination!) et pareil pour le
change (1 guichet par monnaie!).
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Publié à 07:48, le 13/01/2009, Mongolie Mots clefs : |
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